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A Flute Journey through Hindemith / La famille des flûtes @ MIM フルート属色々吹いてみた演奏会

Apr 3
7 min read

Updated: 6 days ago

flflute contrebasse en PVC fabriqué par Pierre Coulon
flflute contrebasse en PVC fabriqué par Pierre Coulon

EN) This goes back a little while, but I would like to share a few thoughts about the concert held on February 7 at the Musical Instruments Museum.

It had been some time since I last performed in a flute and piano duo. This concert series is structured around a country theme, and this time the focus was Germany.

The first half featured Maiko Inoue performing a Beethoven sonata. In the second half, I played Hindemith’s Eight Pieces (for solo flute), Schumann’s Romances, and Böhm’s Variations on a Theme by Schubert.

I chose Schumann’s Romances partly because they suit Maiko’s affinity for Romantic repertoire. As for me, I rarely have the opportunity to perform Schumann, and I wanted to reconnect with that particular lyrical sound. I had also recently changed my flute headjoint, so this was a chance to explore a warmer, more expressive tone color.

My personal highlight of the program, however, was Hindemith’s Eight Pieces.


I decided to divide the work between flute, piccolo, alto flute, and contrabass flute (PVC), performing two pieces on each instrument.

Since I began working with the contrabass flute built by Pierre Coulon, I had been thinking about how to use it as a solo instrument. At the same time, although I own a piccolo and an alto flute, much of my activity revolves around the shinobue, so these instruments do not get as much use as they could. This project was therefore an ideal opportunity to bring them all together.


That said, adapting the embouchure between instruments proved far more demanding than expected. Even with the shinobue — where switching between multiple flutes (from 1 to 12) is common, sometimes using five instruments in a single concert — it requires adjustment. But moving from piccolo to contrabass flute feels like an extreme shift, almost like experiencing the transition from a newborn to a seventy-year-old overnight.


My husband, a violinist, found this approach quite amusing. If a violinist were to switch from violin to viola, then cello, and finally double bass, it might be perceived more as a circus-like act than a serious musical gesture. But within the flute family, it tends to be received as something impressive. In that sense, we might be benefiting from a particular characteristic of our instrument.


As Hindemith is a composer I greatly appreciate, I would like to develop this work further as part of my repertoire and continue refining the technique of switching between instruments.


As for Böhm, to be honest, the specific piece mattered less. I simply wanted to revisit technically demanding repertoire, and variations serve that purpose well. However, I remain somewhat ambivalent about this type of work: no matter how much effort one puts in, it does not necessarily result in strong musical substance. It truly comes alive when performed with exceptional virtuosity — almost as a deliberate display of technical mastery. That is not really my preference.


That said, performing at the Musical Instruments Museum made me want to highlight Böhm himself, as the inventor of the modern flute.


Classical music can certainly be enjoyed on its own, but understanding its background and context adds another dimension. I enjoy incorporating explanations into my concerts, and this program was no exception.


While it is valuable to include familiar pieces, exploring lesser-known works through their context and background is equally rewarding. This is also part of what makes classical music so rich. Since flute repertoire is often unfamiliar to non-flutists, I feel inclined to provide more context and explanation.


Incidentally, Böhm is said to have worked on the development of steam locomotive whistles. It seems he had a consistent fascination with sound-producing tubes — in other words, with “flutes” in the broadest sense.

La salle de Musé des Instruments de Musique à Bruxelles
La salle de Musé des Instruments de Musique à Bruxelles

FR) Hindemith et la famille des flûtes : retour sur un concert au MIM Cela remonte déjà à quelque temps, mais je voudrais revenir sur le concert du 7 février au Musée des Instruments de Musique.


J’ai eu le plaisir de jouer à nouveau en formation flûte et piano. Cette série de concerts étant organisée autour d’un thème par pays, celui-ci était consacré à l’Allemagne.


La première partie était interprétée par Maiko Inoue, avec une sonate de Beethoven. En seconde partie, j’ai joué les Huit pièces de Hindemith (pour flûte seule), les Romances de Schumann, ainsi que les Variations sur un thème de Schubert de Böhm.

Concernant les Romances de Schumann, je les ai choisies en pensant qu’elles correspondraient bien à l’affinité de Maiko pour le romantisme. De mon côté, j’ai peu d’occasions de jouer Schumann, et j’avais envie de me plonger dans cette sonorité si particulière. Ayant récemment changé de tête de flûte, c’était aussi une occasion d’explorer une couleur sonore plus douce et plus chargée en énergie.


Mon coup de cœur du programme reste cependant les Huit pièces de Hindemith.


J’ai décidé de répartir ces pièces entre flûte, piccolo, flûte alto et flûte contrebasse (en PVC), en jouant deux pièces sur chaque instrument.

Depuis que j’ai commencé à utiliser la flûte contrebasse conçue par Pierre Coulon, je réfléchissais à la manière de l’intégrer comme instrument soliste.


De plus, possédant également un piccolo et une flûte alto, mais consacrant une grande partie de mon activité au shinobue, ces instruments restaient finalement peu utilisés. Ce projet était donc une excellente occasion de leur redonner une place.


Cependant, l’adaptation de l’embouchure lors des changements d’instruments s’est révélée bien plus exigeante que prévu. Même avec le shinobue — où l’on passe d’une flûte à l’autre (de 1 à 12) et parfois jusqu’à cinq instruments dans un même concert — cela demande un temps d’adaptation. Mais passer du piccolo à la flûte contrebasse donne presque l’impression de vivre un écart extrême, comme passer du premier jour de vie à septante ans en un instant.


Mon mari, violoniste, a trouvé cette approche particulièrement amusante. Si un violoniste passait successivement à l’alto, au violoncelle puis à la contrebasse, cela serait perçu comme une sorte de numéro acrobatique plutôt que comme un geste musical sérieux. Mais dans la famille des flûtes, cela suscite plutôt l’admiration. C’est peut-être, d’une certaine manière, un avantage propre à notre instrument.


Hindemith étant un compositeur que j’apprécie particulièrement, j’aimerais désormais intégrer ces pièces durablement à mon répertoire et affiner davantage cette pratique du changement d’instruments.


Concernant Böhm, pour être honnête, le choix de l’œuvre importait peu. J’avais simplement envie de retravailler un répertoire techniquement exigeant, et les variations s’y prêtaient bien. Mais ce type de pièce me laisse toujours un peu sceptique : même jouée avec beaucoup d’efforts, elle ne garantit pas nécessairement une grande profondeur musicale. Elle prend tout son sens lorsqu’elle est interprétée avec une virtuosité exceptionnelle — presque comme une démonstration assumée. Mais c'est amusant.


Cela dit, le contexte du Musée des Instruments de Musique m’a donné envie d’évoquer la figure de Böhm, inventeur de la flûte moderne.


La musique classique peut bien sûr être appréciée simplement à l’écoute, mais connaître son contexte et son histoire en enrichit considérablement l’expérience. J’aime intégrer des éléments d’explication dans mes concerts, et ce programme ne faisait pas exception.


Il est certes important de proposer des œuvres accessibles, mais il est tout aussi intéressant de découvrir des pièces moins connues à travers leur contexte, leur histoire et leur esthétique. C’est aussi cela, la richesse de la musique classique. Les œuvres pour flûte étant souvent peu connues en dehors du cercle des flûtistes, cela m’incite d’autant plus à les présenter et à les expliquer.


À noter enfin que Böhm aurait également travaillé sur le développement de sifflets de locomotives à vapeur. Il semble qu’il ait, d’une manière ou d’une autre, toujours été fasciné par les instruments à vent.


冗談交えて解説中
冗談交えて解説中


ピエール・クーロン氏による塩ビ管コントラバスフルートを使い始めて以来、この楽器を独奏で活かせないかとずっと考えていたのと、ピッコロやアルトフルートも所有していながら、活動の半分が篠笛ということもあり、なかなか出番を与えられていないので、とても良い機会でした。


しかし、持ち替えによるアンブシュアの対応は想像以上にハードなものでした。篠笛でも(1本調子から12本調子まであり、1回の公演で5本ほど違うサイズの篠笛を使うことも珍しくありません)持ち替えには慣れが必要ですが、ピッコロからコントラバスフルートへの移行は、生まれた翌日に70歳を経験するような極端な変化に感じられ、相当な適応力を求められました。


ヴァイオリニストの夫も、この試みにはかなり面白がってくれました。ヴァイオリニストがヴィオラ、チェロ、コントラバスと持ち替えていれば曲芸であって、クラシック音楽としてはふざけた奴だで終わるところが、フルート族だと「すごい!」と受け取られる。この点はある意味、楽器の特性として得をしているのかもしれません。


ヒンデミットはもともと好きな作曲家でもあるので、今後はこの作品をレパートリーとして定着させ、持ち替えの技術もさらに洗練させていきたいと思っています。


ベームについては、極端な話どの曲でもよかったのですが(笑)、最近、技術を維持するために少し負荷のある作品に再び取り組もうと思い、変奏曲を選びました。ただ、この種の作品は、いくら必死に吹いても、音楽的価値が背景にあるかと言うとそうでもないので、圧倒的技術を持つ人が、「どう?俺の技術すごくない?」と自慢げに演奏してこそ、真価が出るものだと改めて感じました(笑)。あんまり好きではないのです笑


でも、楽器博物館という会場の特性もあり、現代フルートの開発者であるベームという存在を紹介したいと思ったのもあります。クラシック音楽はただ聴くだけでも楽しめますが、背景を知ることで一層面白くなる側面もあります。私はもともと解説を交えながら演奏するのが好きで、今回もそうしたスタイルを取り入れました。


誰もが知っている作品で親しみやすさを重視するのも一つですが、あまり知られていない作品でも、プログラムノートを通して背景を知りながら聴くことで、別の面白さが生まれます。それもクラシック音楽の魅力の一つだと思っています。フルート作品は、フルーティスト以外には知られていないことも多く、そうした事情もあって、つい解説したくなるのかもしれません。


ちなみにベームは、機関車の蒸気機関車の汽笛の開発もしていたそうです。とりあえず”笛”が好きなんですね。


演奏会後には、ある音楽学校の先生が来ていて、”カンファレンスに来る人はあなたみたいな人がいい”とおっしゃっていたので、解説評判はよかったようです。


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